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Mathématiques élémentaires

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Fractions rationnelles - Décomposition des fractions rationnelles

Une fraction rationnelle est le quotient de deux polynômes. Par exemple F(x)=2x1x37x+1. Si on veut chercher une primitive (ou aussi dériver plusieurs fois) une fraction rationnelle, on est amené à décomposer la fraction en somme de fractions plus simples. Cette technique s'appelle la décomposition en éléments simples (DES). Nous allons la décrire en plusieurs étapes.

1) La première chose à faire est de faire un peu le ménage dans la fraction. Par exemple, avant de décomposer F(x)=x4x2(x1)2, il faut d'abord simplifier la fraction. Pour cela, on factorise (il faut penser parfois aux identités remarquables) : 

G(x)=x2(x21)(x1)2=x2(x1)(x+1)(x1)2=x2(x+1)x1.

Donc la fraction que l'on décompose est G(x)=x3+x2x1.

2) À partir de maintenant on supposera que notre fraction F(x)=P(x)Q(x) est simplifiée au maximum. Si le numérateur P a un degré au degré du dénominateur Q alors il y a une partie entière. C'est-à-dire que F se décompose en F=E+G avec E un polynôme et G une fraction rationnelle qui a un dénominateur de degré > que le degré du numérateur. Pour trouver E et G, on effectue la division euclidienne du polynôme P par le polynôme Q.

Voici un exemple simple où il n'y a pas besoin de division euclidienne : F(x)=xx+1. L'astuce consiste à faire apparaître au numérateur le dénominateur en écrivant F(x)=xx+1=x+11x+1=x+1x+11x+1=11x+1 (la partie entière est donc le polynôme constant 1).

3) PÔLES SIMPLES.

Supposons à présent que notre fraction n'a pas de partie entière. On factorise le dénominateur. Par exemple soit :

F(x)=1x2x2=1(x+1)(x2).

Les valeurs d'annulation du dénominateur soit 1 et 2 s'appellent des pôles de la fraction F. Ici il s'agit de pôles SIMPLES car les facteurs (x+1) et (x2) sont à la puissance 1.
 La théorie nous dit alors que la DES de F est du type F(x)=ax+1+bx2 avec des coefficients a et b à chercher.
Une méthode serait de mettre tout sur le même dénominateur et d'identifier avec le numérateur de la fraction initiale qui est 1. Cette méthode est possible si il n'y a pas trop de fractions à additionner (ici il n'y a que deux fractions).
La méthode générale est la suivante : on définit la fraction :

F1(x)=(x+1)F(x) soit F1(x)=1x2

(Remarque : on indice F par le pôle. Ici le pôle est 1 donc on note F1. Si le pôle était 5, on noterait F5).
On a alors a=F1(1) ce qui donne ici a=112=13

De même, pour avoir b, on définit F2(x)=(x2)F(x)=1x+1. Alors b=F2(2)=13. On a donc finalement :

F(x)=1/3x+1+1/3x2=13(1x+11x2)

4) PÔLES DOUBLES.

Soit par exemple la fraction F(x)=4x3x42x2+1 (elle n'a pas de partie entière). On factorise le dénominateur. On remarque (ou pas !) que le dénominateur est une identité remarquable. 

On a :

x42x2+1=(x21)2=[(x1)(x+1)]2=(x1)2(x+1)2.

La fraction s'écrit donc F(x)=4x2(x1)2(x+1)2. Ici, F a deux pôles 1 et 1. Mais comme les facteurs x1 et x+1 sont au carré, on dit qu'il s'agit de pôles DOUBLES. La théorie dit alors que la DES de F est du type :

F(x)=ax+1+b(x+1)2+cx1+d(x1)2.

Pour déterminer a et b, on définit à présent :

F1(x)=(x+1)2F(x)=4x3(x1)2.

On a alors la formule :

b=F1(1)==4(11)2=44=1

La théorie nous dit aussi que a=F1(1) (la dérivée de F1 appliquée en 1.) 

Or F1(x)=12x2(x1)24x32(x1)(x1)4=12x2(x1)8x3(x1)3 (inutile de développer !). On remplace x par 1 : a=F1(1)=168=2 donc a=2

Pour déterminer c et d, on définit à présent :

F1(x)=(x1)2F(x)=4x3(x+1)2.

On a alors la formule :

d=F1(1)=4(1+1)2=44=1

La théorie nous dit aussi que c=F1(1). Or :

F1(x)=12x2(x+1)24x32(x+1)(x+1)4=12x2(x+1)8x3(x+1)3.

On remplace x par 1 : c=F1(1)=168=2 donc c=2

Au final, on a donc :

F(x)=2x+11(x+1)2+2x1+1(x1)2.

5) ÉLÉMENTS DE DEUXIÈMES ESPÈCES

Parfois le dénominateur présente des facteurs de degré 2 qui ne se factorise pas (discriminant <0).
Dans ce cas, on dispose de quelques "astuces" pour faire la DES.

On considère par exemple la fraction :

F(x)=xx42x3+2x22x+1.

Cette fraction ne présente pas de partie entière. 

Pour factoriser le dénominateur, soit on voit une racine évidente, en l'occurrence 1, et on fait la division euclidienne du dénominateur par x1 et on continue à factoriser.

Soit on écrit  :

x42x3+2x22x+1=x42x3+x2+x22x+1=x2(x22x+1)+(x22x+1)=x2(x1)2+(x1)2=(x2+1)(x1)2.

On a donc :

F(x)=x(x2+1)(x1)2.

La fraction F a un pôle double qui est 1. Le facteur x2+1 n'a pas de racines dans les réels. La théorie nous dit alors que la DES est de la forme :

F(x)=ax1+b(x1)2+cx+dx2+1.

La fraction cx+dx2+1 s'appelle un élément de deuxième espèce. 

Nous avons vu la méthode pour déterminer les coefficients a et b (cas d'un pôle double). Après calcul, on trouve, a=0 et b=1/2

Pour déterminer c et d, on utilise parfois les « astuces » suivantes. On calcule, par exemple, la limite en + de xF(x). Si on utilise la définition initiale de F, on a :

xF(x)=x2x42x3+2x22x+1

On sait que limx+xF(x)=limx+x2x4 (on prend le quotient des monômes de plus haut degré). 

Donc :

limx+xF(x)=limx+1x2=0

Si on utilise la DES :

xF(x)=axx1+bx(x1)2+cx2+dx2+1.

La 1ère fraction tend (en +) vers a donc vers 0.

La 2ème fraction tend vers 0.

La 3ème fraction a la même limite que cx2x2 (quotient des monômes de plus haut degré) donc vers c.

On en déduit l'égalité 0=0+0+c donc c=0.

Pour déterminer d on peut évaluer F en un point par exemple en 0

Si on utilise la définition initiale de F, on a F(0)=0.

Si on utilise la DES :

F(0)=a+b+d=0+1/2+d donc 0=1/2+d donc d=1/2.

Finalement, on a :

F(x)=1/2(x1)2+1/2x2+1=12(1(x1)21x2+1).

Fonctions exponentielle et logarithme népérien

Fonction exponentielle

La fonction exponentielle est la fonction $x \mapsto e^{x}$. Elle est définie, continue, dérivable, strictement croissante et strictement positive sur l'ensemble des nombres réels. La fonction exponentielle est sa propre dérivée.

Propriétés :

$e^0 = 1$

Pour tous nombres réels $a$ et $b$ : $e^{a + b} = e^{a} \times e^{b}$ ; $e^{-a} = \frac{1}{e^{a}}$ ; $e^{a - b} = \frac{e^{a}}{e^{b}}$ ; ${(e^{a})}^{n} = e^{n a}$ ($n$ entier naturel).

Pour une fonction $u$ dérivable sur un intervalle $I$, $e^{u}$ est dérivable sur $I$ et $(e^{u})' = u’ \times e^{u}$ sur cet intervalle.

Fonction logarithme népérien

La fonction logarithme népérien définie sur $]0 ; + \infty[$ est la fonction $x \mapsto \ln(x)$ où le nombre réel $\ln(x)$ est l’unique solution de l’équation $e^{y} = x$ d’inconnue $y$.

Elle est définie, continue, dérivable sur l’intervalle $]0 ; + \infty[$.

Pour tout $x \in\:]0 ; + \infty[$, $\ln’(x) = \frac{1}{x} > 0$ donc la fonction $\ln$ est strictement croissante sur l’intervalle $]0 ; +\infty[$.

$\ln(1) = 0$ et $\ln x < 0$ pour $x \in \:]0 ; 1[$ et $\ln x >$ 0 pour $x \in \:]1 ; + \infty[$ car la fonction $\ln$ est strictement croissante sur l’intervalle $]0 ; + \infty[$.

Propriétés :

Pour tous les réels $a$ et $b$ strictement positifs :

$\ln(a \times b) = \ln(a) + \ln(b)$ ; $\ln(\frac{1}{b}) = -\ln(b)$ ;  $\ln(\frac{a}{b}) = \ln(a) - \ln(b)$ ; $\ln({a}^{n}) = n \ln(a)$ ($n$ entier naturel) ; $\frac{1}{2} \ln(a) = \ln(\sqrt{a})$.

Pour une fonction $u$ strictement positive et dérivable sur un intervalle $I$, $\ln(u)$ est dérivable sur $I$ et $(\ln(u))’ = \frac{u'}{u}$ sur cet intervalle.

Opérations sur les dérivées

Dérivée d'un produit par un réel

Si $u$ est une fonction dérivable sur un intervalle $I$ de $\mathbb{R}$ et si $k$ est un réel, alors la fonction $k \times u$ est dérivable sur  $I$ et on a :

$(k \times u)' = k \times u'$.

Exemple : 

$u(x) = 3{x}^2 ; u'(x) = 3\times2x = 6x$.

Dérivée d'un produit

Si $u$ et $v$ sont deux fonctions dérivables sur un intervalle $I$ de  $\mathbb{R}$ alors $u\times v$ est dérivable sur $I$ et on a :

$(u\times v)' = u'\times v + u\times v'$.

Exemple :

$f(x) = 3{x}^2(5x + 2)$$u(x) = 3{x}^2$, $u'(x) = 6x$. $v(x) = 5x + 2$, $v'(x) = 5$. $f '(x) = 6x(5x + 2) + 5\times3{x}^2 = 45{x}^2 + 12x$.

Dérivée d'une fonction rationnelle

Si $u$ et $v$ sont deux fonctions dérivables sur un intervalle $I$ et si $v(x) \neq 0$ pour tout $x$ de $I$ alors $\frac{u}{v}$ est dérivable sur $I$ et on a :

$(\frac{u}{v})' = \frac{u' v - u v'}{{v}^2}$.

Exemple :

$f(x) = \frac{3{x}^2}{5x + 2}$. $u(x) = 3{x}^2$, $u'(x) = 6x$. $v(x) = 5x + 2$, $v '(x) = 5$.$f '(x) = \frac{6x(5x + 2) - 5\times 3{x}^2}{{(5x + 2)}^2}$.

Coordonnées cartésiennes

1) Coordonnées cartésiennes

Soit un repère $(O,\overrightarrow{i},\overrightarrow{j})$ du plan ce qui signifie que $O$ est un point fixé du plan et $\overrightarrow{i}$ et $\overrightarrow{j}$ deux vecteurs non colinéaires (c-a-d non parallèles). Alors pour tout point $M$, il existe un unique couple de réels $(x,y)$ tel que $\overrightarrow{OM} = x\overrightarrow{i} + y\overrightarrow{j}$. 

Le couple $(x,y)$ s'appelle les coordonnées cartésiennes du point $M$ (ou du vecteur $\overrightarrow{OM}$). Le réel $x$ s'appelle l'abscisse de $M$ et $y$ l'ordonnée de $M$. 

2) Coordonnées polaires

Soit un repère $(O,\overrightarrow{i},\overrightarrow{j})$ un repère orthonormé direct ce qui signifie que l'angle orienté entre les $\overrightarrow{i}$ et $\overrightarrow{j}$ est $\pi/2$ et ces vecteurs sont de longueur $1$ (on dit aussi de norme $1$).

Soit $M$ un point du plan différent de l'origine. On note $\theta$ la mesure de l'angle orienté entre les vecteur $\overrightarrow{i}$ et $\overrightarrow{OM}$.
On note $r=OM$.
Le couple $(r,\theta)$ s'appelle les coordonnées polaires du point $M$.

Remarque : elles ne sont pas uniques. En effet, si par exemple, le point $M$ a pour coordonnées polaires $\displaystyle{(2,\frac{\pi}{3})}$ alors $\displaystyle{(2,\frac{\pi}{3}+2\pi) = (2,\frac{7\pi}{3})}$ sont encore des coordonnées polaires de ce même point $M$ (c-a-d on peut ajouter ou retrancher un multiple entier de $2\pi$ à l'angle). 

Passage des coordonnées polaires aux coordonnées cartésiennes. Soit $M$ un point de coordonnées polaires $(r,\theta)$. Alors les coordonnées cartésiennes de $M$ sont données par les formules $x = r\cos\theta$ et $y = r \sin \theta$. 

Passage des coordonnées cartésiennes aux coordonnées polaires. Soit $M$ un point différent de l'origine de coordonnées cartésiennes $(x,y)$. Prenons par exemple le point $M$ de coordonnées cartésiennes $(3,-3\sqrt{3})$. On commence par calculer la distance $OM$. On a :

$OM = \sqrt{3^2 + (-3\sqrt{3})^2} = \sqrt{9 + 27} = 6$.

Ensuite on cherche un angle $\theta$ tel que $x = r\cos\theta$ et $y = r \sin \theta$ c-a-d tel que :

$\displaystyle{\cos \theta = \frac{3}{6}=\frac{1}{2}}$ et $\displaystyle{\sin \theta = -\frac{\sqrt{3}}{2}}$.

On peut prendre par exemple $\displaystyle{\theta = -\frac{\pi}{3}}$. Un couple de coordonnées polaires de $M$ est donc par exemple $\displaystyle{(6,-\frac{\pi}{3})}$.

3) Coordonnées cylindriques

Soit l'espace muni d'un repère orthonormé direct. On considère un point $M$ qui n'est pas sur l'axe $(Oz)$. 

On projette ce point $M$ perpendiculairement sur le plan horizontal $(xOy)$. Notons $H$ ce projeté.
Le point $H$ a des coordonnées polaires dans le plan $(xOy)$ qui sont $(r,\theta)$. Alors le triplet $(r,\theta,z)$ s'appelle les coordonnées cylindriques du point $M$.

Passage des coordonnées cylindriques aux coordonnées cartésiennes. Soit $M$ un point de coordonnées cylindriques $(r,\theta,z)$. Alors les coordonnées cartésiennes $(x,y,z)$ de $M$ sont données par les formules $x = r\cos\theta$ et $y = r \sin \theta$ et $z=z$. 

Passage des coordonnées cartésiennes aux coordonnées cylindriques. Soit $M$ un point de coordonnées cartésiennes $(x,y,z)$ qui n'est pas sur l'axe $(Oz)$. Alors les coordonnées cylindriques $(r,\theta,z)$ de $M$ sont données par les formules $r=\sqrt{x^2+y^2}$, $\theta = \arctan(y/x)$ et $z=z$. 

4) Coordonnées sphériques

Soit l'espace muni d'un repère orthonormé direct $(O,\overrightarrow{i},\overrightarrow{j},\overrightarrow{k})$. On considère un point $M$ de l'espace. On note $\rho$ la distance $OM$ où $O$ est l'origine du repère. On projette orthogonalement le point $M$ sur le plan horizontal $(xOy)$. Notons $H$ le projeté. L'angle orienté entre les vecteurs $\overrightarrow{i}$ et $\overrightarrow{OH}$ se note $\theta$ et s'appelle la longitude. On le prend entre $0$ et $2\pi$.
L'angle entre les vecteurs $\overrightarrow{k}$ et $\overrightarrow{OM}$ se note $\varphi$ et s'appelle la colatitude et varie entre $0$ et $\pi$.
Le triplet $(\rho,\theta,\varphi)$ s'appelle les coordonnées sphériques du point $M$.

Le passage des coordonnées sphériques $(\rho,\theta,\varphi)$ aux coordonnées cartésiennes $(x,y,z)$ est :

$\left\{\begin{array}{lll}
x & = & \rho \sin(\varphi)\cos(\theta)\\
y & = & \rho \sin(\varphi)\sin(\theta)\\
z & = & \rho \cos(\varphi)\\
\end{array}\right.$

Remarque : au lieu d'utiliser la colatitude, on peut utiliser la latitude (comme le font les géographes) qui est l'angle $\delta \in [-\frac{\pi}{2},\frac{\pi}{2}]$ entre le vecteur $\overrightarrow{OH}$ et $\overrightarrow{OM}$.

La longitude est toujours définie de la même façon mais on choisit $\theta$ dans $[-\pi,\pi]$.

Le triplet $(\rho,\theta,\delta)$ s'appelle encore les coordonnées sphériques du point $M$.

Dans ce cas, le passage des coordonnées sphériques $(\rho,\theta,\varphi)$ aux coordonnées cartésiennes $(x,y,z)$ est:

$\left\{\begin{array}{lll}
x & = & \rho \cos(\delta)\cos(\theta)\\
y & = & \rho \cos(\delta)\sin(\theta)\\
z & = & \rho \sin(\delta)\\
\end{array}\right.$

Dérivées partielles et différentielles

1) Dérivée d'une fonction en un point. 

Soit $f$ une fonction et $a$ un réel. On dit que la fonction $f$ est dérivable en $a$ si le quotient (appelé taux d'accroissement ou taux de variation) $\displaystyle{\frac{f(a+h)-f(a)}{h}}$ tend vers une limite finie $L$ lorsque $h$ tend vers $0$. Cette limite se note $f'(a)$ et s'appelle le nombre dérivée de $f$ en $a$. 

La droite d'équation $y=f'(a)(x-a)+f(a)$ est l'équation de la tangente à la courbe $y=f(x)$ au point de coordonnées $(a,f(a))$. 

Exemple.

Considérons la fonction $f(x)=x^2$ et montrons qu'elle est dérivable en $a=3$. 

Le taux de variation de $f$ est $\displaystyle{\frac{f(3+h)-f(3)}{h} = \frac{(3+h)^2-3^2}{h} = 6+h}$ qui tend vers $6$ lorsque $h$ tend vers $0$. Donc la fonction $f$ est dérivable en $3$ et $f'(3)=6$. 

2) Dérivée sur tout un intervalle

Une fonction $f$ est dérivable sur tout un intervalle de ${\Bbb R}$ si elle dérivable en tout point de cette intervalle. 

Exemple.

On peut montrer que la fonction précédente, $f(x)=x^2$, est dérivable en tout point $a$ réel et que $f'(a)=2a$. On dit ainsi que $f$ est dérivable sur ${\Bbb R}$ et on définit une nouvelle fonction appelée la fonction dérivée $f'(x)=2x$. 

3) Le signe de la dérivée d'une fonction $f$ permet d'obtenir les variations de $f$.

Si $f' \ge 0$ sur un intervalle $I$ alors $f$ est croissante sur $I$. Si $f' \le 0$ sur un intervalle $I$ alors $f$ est décroissante sur $I$.

Exemple : la fonction $f(x)=x^2$ est croissante sur $]0,+\infty[$ et décroissante sur $]-\infty,0[$ car $f'(x)=2x$ est positive sur $]0,+\infty[$ et négative sur $]-\infty,0[$.

4) Dérivée partielle

Soit $f$ une fonction de plusieurs variables. Par exemple :

\[f(x,y,z) = 2x+xyz - 2xe^{x^2+yz}.\]

On fixe les variables $y$ et $z$ c'est-à-dire on les considère comme constante. On obtient une fonction de la variable $x$ :

\[a(x) = 2x+xyz - 2xe^{x^2+yz}.\]

La dérivée partielle de $f$ par rapport à la variable $x$, notés $\displaystyle{\frac{\partial f}{\partial x}}$, est $a'(x)$ autrement dit c'est la dérivée de $f$ lorsqu'on considère $y$ et $z$ comme des constantes.

Exemple avec $f$ précédent.

\[\displaystyle{\frac{\partial f}{\partial x} = 2+yz -2e^{x^2+yz}-2x(2x)e^{x^2+yz}} \\\displaystyle{\frac{\partial f}{\partial x}=2+yz -2e^{x^2+yz} -4x^2 e^{x^2+yz}},\]

\[\displaystyle{\frac{\partial f}{\partial y} = xz - 2xze^{x^2+yz}}\text{ et }\displaystyle{\frac{\partial f}{\partial z} = xy - 2xye^{x^2+yz}}.\]

5) Différentielle

La formule de Taylor-Young pour les fonctions d'une variable se généralise aux fonctions de plusieurs variables par la formule suivante :

\[\displaystyle{f(x_1+dx_1,\ldots,x_n+dx_n) \approx f(x_1,\ldots,x_n) +\frac{\partial f}{\partial x_1}dx_1
+\ldots + \frac{\partial f}{\partial x_n}dx_n.}\]

Les $dx_i$ représente une petite variation de la variable $x_i$. 

La quantité $\displaystyle{df = \frac{\partial f}{\partial x_1}dx_1+\ldots + \frac{\partial f}{\partial x_n}dx_n}$ s'appelle la différentielle de $f$ et permet de mesurer la variation d'une grandeur $f$ lorsqu'on les variables
sont modifiés de façon infinitésimale : 

\[\displaystyle{\Delta(x_1,\ldots,x_n) = f(x_1+dx_1,\ldots,x_n+dx_n) - f(x_1,\ldots,x_n) \approx df.}\]

6) Calcul d'incertitude

On montre que lorsqu'une quantité $g$ dépend de plusieurs autres grandeurs $l_1, \ldots, l_n$ par une relation mathématique du genre $g = f(l_1,\ldots,l_n)$ alors l'incertitude des mesures des grandeurs $l_i$ notée $u(l_i)$ se transmet à l'incertitude globale $u(g)$ sur $g$ par la formule :

\[\displaystyle{u(g) = \sqrt{\sum_{i}\left(\frac{\partial f}{\partial l_i}\right)^2 u^2(l_i)}.}\]

Par exemple, on considère la grandeur $C_2$ qui dépend des grandeurs $V_1$, $V_2$ et $C_1$ par la relation $\displaystyle{C_2 = \frac{V_1}{V_2}C_1 = f(V_1,C_1,V_2)}$. Ici la fonction $f$ est $\displaystyle{f(x,y,z) = \frac{x}{z}y}$.

Calculons les dérivées partielles de $f$ :

\[\begin{array}{lll}\displaystyle{\frac{\partial f}{\partial V_1} = \frac{C_1}{V_2}},\\ \displaystyle{\frac{\partial f}{\partial C_1} = \frac{V_1}{V_2}}\\
\text{et}\\
\displaystyle{\frac{\partial f}{\partial V_2} = -\frac{C_1V_1}{V_2^2}.}\end{array}\]

L'incertitude sur $C_2$ est :

\[u(C_2) =\\ \displaystyle{
\sqrt{
\left(\frac{\partial f}{\partial V_1}\right)^2u(V_1)^2 + \left(\frac{\partial f}{\partial C_1}\right)^2u(C_1)^2 + \left(\frac{\partial f}{\partial V_2}\right)^2 u(V_2)^2}.}\]

Donc :

\[\displaystyle{u(C_2) = \sqrt{\frac{C_1^2}{V_2^2}u(V_1)^2 + \frac{V_1^2}{V_2^2}u(C_1)^2 + \frac{C_1^2V_1^2}{V_2^4}u(V_2)^2 }.}\]

En générale, seule l'incertitude relative est pertinente: $\displaystyle{\frac{U(C_2)}{C_2}}$. Sachant que $\displaystyle{C_2 = \frac{V_1}{V_2}C_1}$, on obtient après calcul :

\[\displaystyle{\frac{u(C_2)}{C_2} = \sqrt{\frac{u(V_1)^2}{V_1^2} + \frac{u(V_2)^2}{V_2^2} + \frac{u(C_1^2)}{C_1^2}}.}\]

Calcul intégral

On considère une fonction $f$ dérivable sur l’intervalle $[a ; b] (a < b)$ et on note $F$ une de ses primitives.
On a :

\[\displaystyle \int_{a}^{b} f(x) dx = [F(x)]_{a}^{b} = F(b) - F(a).\]

Propriétés :

Pour $f$ et $g$ deux fonctions continues sur l’intervalle $[a ; b] (a < c < b)$ et un réel $k$ : 

\[\displaystyle \int_{a}^{b} (f(x) + g(x)) dx = \int_{a}^{b} f(x) dx + \displaystyle \int_{a}^{b} g(x) dx.\\
\displaystyle \int_{a}^{b} k f(x) dx = k \int_{a}^{b} f(x) dx.\\
\displaystyle \int_{a}^{b} f(x) dx = \int_{a}^{c} f(x) dx + \int_{c}^{b} f(x) dx.\\
f(x) > 0\text{ sur }[a ; b] \Rightarrow \displaystyle \int_{a}^{b} f(x) dx > 0\]

Espérance, Variance et écart-type

On considère une série statistique $X$ de taille $n$ composée des valeurs suivantes :

$x_1$ d’effectif $n_1$, $x_2$ d’effectif $n_2$, $x_3$ d’effectif $n_3$, ... et $x_k$ d’effectif $n_k$ ($n_1$ + $n_2$ + ... + $n_k$ = $n$).

L’espérance de $X$ est :

$\displaystyle E(X) = \frac{n_1×x_1 + n_2×x_2 + ... + n_k×x_k}{n}$

La variance de $X$ est :

$\displaystyle V(X) = \frac{1}{n} \sum_{i=1}^{k} n_i {(x_i - \mathrm{E(X))}}^2$

L’écart type de X est :

$\displaystyle \sigma (X) = \sqrt{\mathrm{V(X)}}$

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