Soit A et B deux parties de R. Une bijection de A dans B est une fonction de A dans B tel que tout élément de B admet un unique antécédent par f dans A.

Si une f est une bijection, on peut alors définir l'application réciproque f1 de B dans A qui a y de B associe son unique antécédent.

Exemple : la fonction f de R+ dans R définie par f(x)=x2 n'est pas bijective car 1 (par exemple) n'a pas d'antécédent.

La fonction g de R dans R+ définie par g(x)=x2 n'est pas bijective car 9 a deux antécédents qui sont 3 et 3.

La fonction h de R dans R+ définie par h(x)=x2 est bijective. Son application réciproque est l'application h1:R+R définie par h1(y)=y.

Théorème : une fonction d'un intervalle I dans R strictement monotone et continue est bijective. La réciproque est fausse.

Exemple : la fonction f définie par

f(x)={2x si x[0,1]x+4 si x]1,2]

est une bijection de [0,2] dans [0,3]. Mais elle n'est ni strictement monotone ni continue.

Théorème : le graphe de l'application réciproque se déduit du graphe de f par une symétrie par rapport à la première bissectrice c'est-à-dire la droite d'équation y=x.

Soit f est une application bijective de I dans J (I et J des intervalles de R). Si f est continue et (par exemple) strictement croissante alors l'application réciproque f1 de J dans I est aussi continue et strictement croissante.

En revanche, si f est dérivable en un point x0, f1 n'est pas nécessairement dérivable en y0=f(x0).