1) Coordonnées polaires (dans le plan)
Soit un repère (O,→i,→j) un repère orthonormé direct ce qui signifie que l'angle orienté entre les →i et →j est π/2 et ces vecteurs sont de longueur 1 (on dit aussi de norme 1).
Soit M un point du plan différent de l'origine. On note θ la mesure de l'angle orienté entre les vecteurs →i et →OM.
On note r=OM.
Le couple (r,θ) s'appelle les coordonnées polaires du point M.
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Remarque : elles ne sont pas uniques. En effet, si par exemple, le point M a pour coordonnées polaires (2,π3) alors (2,π3+2π)=(2,7π3) sont encore des coordonnées polaires de ce même point M (c'est-à-dire on peut ajouter ou retrancher un multiple entier de 2π à l'angle).
Passage des coordonnées polaires aux coordonnées cartésiennes. Soit M un point de coordonnées polaires (r,θ). Alors les coordonnées cartésiennes de M sont données par les formules x=rcosθ et y=rsinθ.
Passage des coordonnées cartésiennes aux coordonnées polaires. Soit M un point différent de l'origine de coordonnées cartésiennes (x,y). Prenons par exemple le point M de coordonnées cartésiennes (3,−3√3). On commence par calculer la distance OM. On a OM=√32+(−3√3)2=√9+27=6. Ensuite on cherche un angle θ tel que x=rcosθ et y=rsinθ c'est-à-dire tel que cosθ=36=12 et sinθ=−√32. On peut prendre par exemple θ=−π3. Un couple de coordonnées polaires de M est donc par exemple (6,−π3).
2) Coordonnées cartésiennes (dans l'espace)
Soit un repère (O,→i,→j,→k) de l'espace ce qui signifie que O est un point fixé du plan et →i, →j et →k trois vecteurs non coplanaires (c'est-à-dire non contenus dans un même plan). Alors pour tout point M, il existe un unique triplet de réels (x,y,z) tel que →OM=x→i+y→j+z→k.
Le couple (x,y,z) s'appelle les coordonnées cartésiennes du point M (ou du vecteur →OM).
3) Coordonnées cylindriques (dans l'espace)
Soit l'espace muni d'un repère orthonormé direct. On considère un point M qui n'est pas sur l'axe (Oz).
On projette ce point M perpendiculairement sur le plan horizontal (xOy). Notons H ce projeté.
Le point H a des coordonnées polaires dans le plan (xOy) qui sont (r,θ). Alors le triplet (r,θ,z) s'appelle les coordonnées cylindriques du point M.
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Passage des coordonnées cylindriques aux coordonnées cartésiennes. Soit M un point de coordonnées cylindriques (r,θ,z). Alors les coordonnées cartésiennes (x,y,z) de M sont données par les formules :
{x=rcosθy=rsinθz=z
Passage des coordonnées cartésiennes aux coordonnées cylindriques. Soit M un point de coordonnées cartésiennes (x,y,z) qui n'est pas sur l'axe (Oz). Alors les coordonnées cylindriques (r,θ,z) de M sont données par les formules :
{r=√x2+y2θ=arctan(y/x)z=z
4) Coordonnées sphériques (dans l'espace)
Soit l'espace muni d'un repère orthonormé direct (O,→i,→j,→k). On considère un point M de l'espace. On note ρ la distance OM où O est l'origine du repère. On projette orthogonalement le point M sur le plan horizontal (xOy). Notons H le projeté. L'angle orienté entre les vecteurs →i et →OH se note θ et s'appelle la longitude. On le prend entre 0 et 2π.
L'angle entre les vecteurs →k et →OM se note φ et s'appelle la colatitude et varie entre 0 et π.
Le triplet (ρ,θ,φ) s'appelle les coordonnées sphériques du point M.
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Le passage des coordonnées sphériques (ρ,θ,φ) aux coordonnées cartésiennes (x,y,z) est :
{x=ρsin(φ)cos(θ)y=ρsin(φ)sin(θ)z=ρcos(φ)
Remarque : au lieu d'utiliser la colatitude, on peut utiliser la latitude (comme le font les géographes) qui est l'angle δ∈[−π2,π2] entre le vecteur →OH et →OM.
La longitude est toujours définie de la même façon mais on choisit θ dans [−π,π].
Le triplet (ρ,θ,δ) s'appelle encore les coordonnées sphériques du point M.
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Dans ce cas, le passage des coordonnées sphériques (ρ,θ,δ) aux coordonnées cartésiennes (x,y,z) est :
{x=ρcos(δ)cos(θ)y=ρcos(δ)sin(θ)z=ρsin(δ)