Soit K partie de E, espace vectoriel normé.
Méthode 1 : Montrer que K est un compact
- Utiliser la définition :
K est un compact de E si toute suite d’éléments de K possède au moins une valeur d’adhérence dans K c’est-à-dire pour tout (un)∈KN, il existe φ:N→N strictement croissante telle que uφ(n)→l∈K.
Remarques :
- (uφ(n)) est une suite extraite de (un).
- Toute suite bornée d’éléments de K admet au moins une valeur d’adhérence.
- Reconnaître des compacts connus :
- Si E=R, les intervalles [a,b] sont des compacts.
- Si E=C, les ensembles {z∈C/|z|≤R} sont des compacts.
- Utiliser les propriétés sur les compacts :
- Toute partie compacte est fermée et bornée.
- Une intersection de deux parties compactes est un compact.
- Une réunion de deux parties compactes est un compact.
Soient K1 et K2 deux parties compactes des espaces normés E1 et E2.
K1×K2 est une partie compacte de E1×E2.
- Utiliser la dimension finie :
Théorème :
En dimension finie, une partie est compacte si et seulement si elle est fermée et bornée.
Méthode 2 : Utiliser les conséquences de la compacité
Théorème 1 :
Une suite bornée d’un espace normé de dimension finie converge si et seulement si elle a une unique valeur d’adhérence.
Théorème 2 :
Un sous-espace de dimension finie d’un espace normé est fermé.
Théorème 3 :
L’image d’une partie compacte par une application continue est une partie compacte.
Théorème 4 :
Toute fonction réelle définie et continue sur un compact non vide est bornée et atteint ses bornes.
Théorème de Heine :
Soit f:K⊂E→F.
Si K est une partie compacte et si f est continue, alors f est uniformément continue.
Remarque :
Une application f:K⊂E→F est uniformément continue si pour tout ϵ>0, il existe α>0 tel que pour tous x,y∈K, ‖y−x‖E≤α⇒‖f(y)−f(x)‖F≤ϵ.