Soient E un K-espace vectoriel non réduit à {0E} et u un endomorphisme de E (uL(E)).

Méthode 1 : Savoir si un endomorphisme uL(E) est diagonalisable

  • Avec la définition :

Un endomorphisme u est diagonalisable s’il existe une base de E dans laquelle sa matrice est diagonale. Cette base est appelée base de diagonalisation de u ou base propre de u.

  • En utilisant le théorème suivant :

Soit uL(E). Il y a équivalence entre les propositions suivantes :

    • u est diagonalisable.
    • Il existe une base de E formée de vecteurs propres de u.
    • E est la somme directe des sous-espaces propres de u c’est-à-dire E=λSp(u)Eλ(u)
    • λSp(u)dimEλ(u)=dimE
  • Théorème : Un projecteur et une symétrie sont des endomorphismes diagonalisables.
  • Théorème : Un endomorphisme de E admettant n valeurs propres distinctes est diagonalisable.

Méthode 2 : Savoir si une matrice AMn(K) est diagonalisable

  • Avec la définition :

Une matrice AMn(K) est diagonalisable si elle est semblable à une matrice diagonale c’est-à-dire s’il existe PGLn(K) et DDn(K) telles que P1AP=D.

  • En utilisant le lien avec l’endomorphisme :

Soit A la matrice d’un endomorphisme u dans une base de E

Il y a équivalence entre les propositions suivantes :

    • A est diagonalisable
    • u est diagonalisable
  • Théorème : Si AMn(K) admet n valeurs propres distinctes alors A est diagonalisable et ses sous-espaces propres sont des droites vectorielles.

Méthode 3 : Trigonalisation

  • Avec les définitions :
    • Un endomorphisme u de E est trigonalisable s’il existe une base de E dans laquelle la matrice de u est triangulaire supérieure.
      Cette base est appelée base de trigonalisation de l’endomorphisme u.
    • Une matrice AMn(K) est trigonalisable si elle est semblable à une matrice triangulaire supérieure.
    • Soit A matrice d’un endomorphisme u dans une base de E. Il y a équivalence entre « A est trigonalisable » et « u est trigonalisable ».
  • Théorème : Un endomorphisme u est trigonalisable si et seulement si son polynôme caractéristique χu est scindé dans K[X].
  • Théorème : Si A est trigonalisable, son déterminant est égal au produit de ses valeurs propres (où chaque valeur propre est répétée autant de fois que sa multiplicité) et sa trace est égale à la somme de ses valeurs propres (où chaque valeur propre est répétée autant de fois que sa multiplicité).