1) Fonctions réelles de 2 variables
Exemple : f:R2→R définie par f(x,y)=xy−x2y4.
Définition :
Une fonction f, définie sur R2, est continue au point (x0,y0) de R2 si : ∀ϵ>0, il existe α>0 , ∀(x,y)∈R2, d((x,y),(x0,y0))<α ⇒|f(x,y)−f(x0,y0)|<ϵ
Avec d la distance euclidienne sur R2.
f est continue sur R2 si et seulement si f est continue en tout point de R2.
Exemple : Les fonctions polynômiales de deux variables réelles sont continues sur R2.
Théorème :
La somme de fonctions continues sur R2 est une fonction continue sur R2 .
Le produit de fonctions continues sur R2 est une fonction continue sur R2 .
Le quotient de fonctions continues sur R2, si la fonction au dénominateur ne s’annule pas, est une fonction continue sur R2.
Théorème :
La composée d’une fonction continue à valeurs dans un intervalle I de R par une fonction continue sur I à valeurs dans R est continue.
2) Calcul différentiel
Définition :
Soit f:R2→R et soit a=(a1,a2)∈R2.
La ième dérivée partielle d’ordre 1 (i=1 ou 2) de f est la dérivée de f par rapport à la i-ème variable et se note ∂if(a).
Définition :
Soit f:R2→R admettant des dérivées partielles et soit a=(a1,a2)∈R2.
Le gradient de f en a est le vecteur :
∇f(a1,a2)=(∂1f(a1,a2),∂2f(a1,a2))
Définition :
Soit f:R2→R.
f est de classe C1 si ses dérivées partielles d'ordre 1 existent et sont continues.
Une fonction de classe C1 est continue.
Théorème :
Soient f,g:R2→R et α,β∈R.
Si f et g sont de classe C1, αf+βg, fg et fg (si g ne s’annule pas sur R2) sont de classe C1.
Définition :
On appelle dérivées partielles d’ordre 2 de f les dérivées partielles des dérivées partielles d’ordre 1 de f.
On note ∇2(f)(x,y) la matrice hessienne de f au point (x,y): ∇2(f)=∂2f∂xi∂xj.
Définition :
Soit f:R2→R.
f est de classe C2 si ses dérivées partielles d'ordre 2 existent et sont continues.
Une fonction de classe C2 est de classe C1.
Théorème :
Soient f,g:R2→R et α,β∈R.
Si f et g sont de classe C2, αf+βg est de classe C2.
Théorème :
Soit f:Ω⊂R2→R.
Les propriétés suivantes sont équivalentes :
- f est de classe C2
- Les fonctions coordonnées de f dans une base de R sont de classe C2
Théorème de Schwarz :
Soit f:R2→R.
Si f est de classe C2, pour tous (x,y)∈R2,
∂2f∂x1∂x2=∂2f∂x2∂x1
3) Recherche d’extrema
Soit Ω⊂R2.
Théorème :
Une fonction continue sur une partie fermée bornée de R2 admet un maximum global et un minimum global.
Théorème :
Soit f:Ω⊂R2→R de classe C1.
Si f admet un extremum local en (x0,y0)∈Ω alors ∇(f)(x0,y0)=0, donc (x0,y0) est un point critique de f.
Remarque :
Soit f:Ω⊂R2→R.
f admet un minimum local en (x0,y0)∈Ω s'il existe α>0, tel que pour tout (x,y)∈Ω∩B((x0,y0),α), f(x,y)≥f(x0,y0).
Théorème :
Soit f:Ω⊂R2→R de classe C2.
Si (x0,y0) est un point critique de f :
- si les valeurs propres de la matrice hessienne au point (x0,y0) sont strictement positives, alors f admet un minimum local en x0
- si les valeurs propres de la matrice hessienne au point (x0,y0) sont strictement négatives, alors f admet un maximum local en x0
Définition :
Si (x0,y0)∈Ω est un point critique pour f et si les valeurs propres de la matrice hessienne de f au point (x0,y0) sont non nulles et de signes opposés, alors f n’admet pas d’extremum local en (x0,y0) et (x0,y0) est un point col ou point selle pour f.