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Machines triphasées synchrones et asynchrones

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Machines triphasées synchrones et asynchrones : machine synchrone

Stator des machines synchrones et asynchrones

Le stator des machines triphasées est composé de 3 bobines à p paires de pôles décalées d’un angle géométrique de 120°/pôle, alimentées en courant alternatif triphasé et qui crée un champ magnétique tournant à la vitesse :

Vitesse du champ statorique tournant (en rad/s) : Ωs=ωp

avec :

ω : pulsation du courant alimentant les bobines (rad/s)
p : nombre de paires de pôles

Machine synchrone

Le rotor : un électro-aimant ou un aimant permanent

La vitesse de rotation du rotor est Ω=Ωs=ωp

Schéma équivalent par phase :

Notations :

  • Rs : résistance statorique (Ω)
  • Lc : l’inductance cyclique (H)
  • E : valeur efficace de la f.e.m. e(t) créée par le champ magnétique rotorique (V)
  • I : valeur efficace du courant dans une phase de la machine (A)
  • ϕ : déphasage de I sur V
  • Ψ : déphasage de I sur E
  • V : valeur efficace de la tension appliquée (tension simple) (V)

En fonctionnement générateur, le modèle reste le même, seul le signe conventionnel du courant sera inversé.

Le diagramme de Behn-Eschenburg relatif à l’équation des tensions d’une phase de la machine :

V_=E_+RsI_+jLcωI_

Bilan de puissance :

Machines triphasées synchrones et asynchrones : machine asynchrone

Machine asynchrone


Le rotor = cylindre en matériau ferromagnétique dans lequel des conducteurs actifs sont logés.
La vitesse de rotation du rotor $\Omega$ est fonction du glissement $g$.

$\bf g=\dfrac{\Omega_s - \Omega}{\Omega_s}$

  • glissement : jamais nul en fonctionnement
  • $\rm g<0$ : la machine est génératrice
  • $\rm g = 0$ : démarrage du moteur
  • $\rm g = 1$ : synchronisme


Schéma équivalent du moteur asynchrone :

$\lambda$ : inductance de fuites d’une phase du rotor ramenée au stator
$\rm R$ : résistance d’une phase rotorique ramenée au stator
$\rm L_{c}$ : inductance cyclique
$\rm V_{s}$ : tension simple d’alimentation

Bilan de puissances :

À savoir :

  • Si $\rm g=0$, $\rm C_{e m}=0$
  • Le couple est max lorsque : $\rm \dfrac{d C_{em}}{d g}=0$ soit $\rm g=g_{M}=\dfrac{R}{\lambda.\omega_s}$ et $\rm \left(C_{e m}\right)_{g=g_{M}}=\left(C_{e m}\right)_{M}$ $\rm =\dfrac{3}{2} \cdot p \cdot \dfrac{1}{\lambda} \cdot\left(\dfrac{V_{s}}{\omega_s}\right)^{2}$
  • Au démarrage, $\rm g = 1$, $\rm C_{e m}=\left(C_{e m}\right)_{d}$ $\rm =3 \cdot p \cdot \dfrac{1}{\lambda} \cdot \dfrac{\left(V_{S}\right)^{2}}{\omega_s} \cdot \dfrac{R}{R^{2}+(\lambda\cdot \omega_s)^{2}}$
  • Proche du synchronisme, $\rm 0 < g < g_{M}$, la courbe peut s’approximer par une droite d’équation : $\rm C_{e m}=K \cdot \dfrac{g}{R}$

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